Le cloud, un marché d’envergure à capter pour la France et l’Europe – Les numériques

8 juin 2021

D’ici à 2030, la croissance du marché européen du cloud devrait monter en flèche. Pour en profiter de manière souveraine tout en laissant les entreprises accéder aux meilleures technologies, la France et l’Europe préparent le terrain.

Les données des entreprises, administrations publiques et particuliers prennent plus de valeur que jamais, et les acteurs concernés — du côté de l’offre comme de la demande — le comprennent tout autant avec la question de la souveraineté au centre. C’est en somme ce qu’on peut conclure de récentes études et annonces en lien avec l’informatique dans le nuage.

Pour rappel, le marché mondial du cloud est composé de nombreux fournisseurs de services comme l’IaaS (infrastructure en tant que service), le PaaS (plateforme en tant que service), le SaaS (logiciel en tant que service), ainsi que les clouds publics, privés et hybrides. En termes de services d’infrastructures, le marché est largement dominé par Amazon (AWS), Microsoft (Azure) et Google (Google Cloud) sur le cloud public (où les données sont stockées sur les serveurs des fournisseurs), mais les chinois Alibaba, Tencent et Baidu occupent une place de plus en plus importante, selon Synergy Research Group. Sur le cloud privé (où les données sont stockées sur des serveurs internes), on retrouve des acteurs comme IBM, Rackspace ou NTT.

En Europe, le marché du cloud monte en flèche

D’autres segments incluent aussi le SaaS BtoB (Microsoft, Salesforce, Adobe), les logiciels et systèmes de stockage (Dell EMC, Cisco, HPE) et les centres de données (Digital Realty, Equinix, CyrusOne). Tous sont donc largement dominés par des entreprises étasuniennes. En 2021, elles vont profiter d’un marché mondial du cloud public de plus de 332 milliards de dollars, contre 270 milliards en 2020, selon les derniers chiffres de Gartner. Le spécialiste des études de marché estime même qu’il pèsera presque 400 milliards de dollars en 2022. Selon IDC, l’écosystème du cloud dans son ensemble, au-delà du simple cloud public, pèsera plus de 1000 milliards de dollars en 2024.

Cette domination d’outre-Atlantique constitue un enjeu majeur pour l’Europe. Le marché du cloud sur le Vieux Continent a déjà enregistré une croissance de 27 % par an entre 2017 et 2019, selon une étude de KPMG. Mais alors que l’ensemble de la société se numérise et que la pandémie accélère le recours des entreprises, administrations publiques et particuliers aux services infonuagiques, il devrait atteindre pas moins de 300 à 500 milliards d’euros à l’horizon 2027-2030, contre 53 milliards d’euros en 2020.

Aujourd’hui, les mêmes acteurs étasuniens se retrouvent sur le marché européen. AWS, Azure et Google Cloud y captent 70 % du marché de l’IaaS, avec une forte domination d’Amazon. Et si leur part de marché s’étendait de manière significative d’ici à 2027-2030, l’Europe perdrait entre 20 et 50 % de l’impact économique estimé du marché du cloud computing. Mais “les spécialistes du cloud et les opérateurs télécoms européens gagnent progressivement de l’importance sur leurs marchés nationaux respectifs”, affirme le cabinet-conseil. “Ainsi, OVHcloud et Deutsche Telekom se classent troisième et quatrième dans leur pays sur les marchés infrastructures et plateformes”, rappelle l’étude.

L’Institut

À la fois enjeu de nos sociétés démocratiques et ingrédient stratégique pour les acteurs économiques, les données numériques sont au coeur des grands questionnements autour du monde digital. La gouvernance des données ne peut plus s’en remettre au hasard des initiatives isolées ou aux simples lois du marché : elle doit être, à différents niveaux, régulée, organisée, codifiée. Si le règlement européen RGPD constitue une avancée majeure reconnue bien au-delà des frontières de l’UE, il ne suffira pas.

Initiative de juristes, chercheurs, universitaires, ONG, acteurs de l’écosystème numérique et personnalités publiques, l’Institut des Droits Fondamentaux Numériques est né de cette importance et de l’urgence d’une réelle gouvernance des données, protectrice à la fois des droits des individus (citoyens, consommateurs), et de ceux des entreprises et organisations.

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