Les news qui ont fait l’actu

Dans le cadre du partenariat entre l’IDFRights et SKEMA Business School, voici un aperçu de notre actualité vue par des étudiants du Master de management & droit des affaires de Skema.

Les news qui font l’actu

Dans le cadre du partenariat entre l’IDfrights et SKEMA Business School, voici un aperçu de notre actualité vue par des étudiants du Master de management & droit des affaires de Skema.

Revue de presse

Semaine du 23 octobre au 01 novembre

Par Oriane Serrot, Vincent Kerharou, Alexis Spagnolo, Mélanie Welisarage, Mathilde De Biasi, Manon Roy, Emma Walter, Emmy Paret, Alexandre Cusanno, Léa Dupont, Lyes Bendou et Louis Poulain sous la direction de Mme Isabelle Bufflier et M. Frédéric Munier.

Emmy Paret

Emmy Paret

21 ans

Mathilde De Biasi

Mathilde De Biasi

21 ans

Manon Roy

Manon Roy

22 ans

Emma Walter

Emma Walter

20 ans

Lyes Bendou

Lyes Bendou

23 ans

Vincent Kerharou

Vincent Kerharou

20 ans

 Mélanie Welisarage

Mélanie Welisarage

21 ans

Oriane Serrot

Oriane Serrot

21 ans

Alexis Spagnolo

Alexis Spagnolo

22 ans

Léa Dupont

Léa Dupont

21 ans

Alexandre Cusanno

Alexandre Cusanno

20 ans

Louis Poulain

Louis Poulain

21 ans

Mots de passe : une consultation publique sur la nouvelle recommandation de la CNIL

Pour tenir compte de l'évolution de ses connaissances et permettre aux organismes de garantir un niveau de sécurité élevée de leurs données, la CNIL envisage de mettre à jour sa recommandation de 2017 en matière de mots de passe. Ce projet de recommandation est soumis à consultation publique sur son site internet jusqu’au 3 décembre 2021 afin que les internautes puissent contribuer au débat.

Pourquoi cette actu : La protection des données à caractère personnel et de la vie privée des personnes passe très souvent par des mots de passe hautement sécurisés. A l’heure où les cyberattaques se multiplient, il est essentiel de s’interroger sur le renforcement de la sécurité de nos mots de passe. Nous sommes tous concernés, la consultation publique organisée par la CNIL est donc plus que bienvenue.

Mots de passe : une consultation publique sur la nouvelle recommandation de la CNIL

Pour tenir compte de l'évolution de ses connaissances et permettre aux organismes de garantir un niveau de sécurité élevée de leurs données, la CNIL envisage de mettre à jour sa recommandation de 2017 en matière de mots de passe. Ce projet de recommandation est soumis à consultation publique sur son site internet jusqu’au 3 décembre 2021 afin que les internautes puissent contribuer au débat.

Pourquoi cette actu : La protection des données à caractère personnel et de la vie privée des personnes passe très souvent par des mots de passe hautement sécurisés. A l’heure où les cyberattaques se multiplient, il est essentiel de s’interroger sur le renforcement de la sécurité de nos mots de passe. Nous sommes tous concernés, la consultation publique organisée par la CNIL est donc plus que bienvenue.

1,5 milliards d’euros investis dans des projets innovants axés sur les technologies propres

Le 26 octobre 2021, la Commission européenne a lancé le deuxième appel à projets à grande échelle au titre du Fonds pour l'innovation, l'un des plus importants programmes mondiaux pour la démonstration de technologies innovantes à faible intensité de carbone. Doté d'un budget de 1,5 milliard d'euros, le fonds financera les dernières percées technologiques dans le domaine des énergies renouvelables, des industries à forte intensité énergétique, du stockage de l'énergie, ainsi que du captage, de l'utilisation et du stockage du carbone.

Pourquoi cette actu : à l’heure du lancement de la COP 26, il nous semble essentiel de s’interroger sur la limitation maximale de notre empreinte carbone. Les innovations scientifiques et technologiques vont pouvoir nous y aider et il faut absolument encourager financièrement les plus vertueuses.

1,5 milliards d’euros investis dans des projets innovants axés sur les technologies propres

Le 26 octobre 2021, la Commission européenne a lancé le deuxième appel à projets à grande échelle au titre du Fonds pour l'innovation, l'un des plus importants programmes mondiaux pour la démonstration de technologies innovantes à faible intensité de carbone. Doté d'un budget de 1,5 milliard d'euros, le fonds financera les dernières percées technologiques dans le domaine des énergies renouvelables, des industries à forte intensité énergétique, du stockage de l'énergie, ainsi que du captage, de l'utilisation et du stockage du carbone.

Pourquoi cette actu : à l’heure du lancement de la COP 26, il nous semble essentiel de s’interroger sur la limitation maximale de notre empreinte carbone. Les innovations scientifiques et technologiques vont pouvoir nous y aider et il faut absolument encourager financièrement les plus vertueuses.

Stations-services iraniennes bloquées, conséquence d’une cyberguerre entre pays étrangers

Le 26 octobre dernier, le système de paiement par carte numérique utilisé par les automobilistes iraniens pour l’achat de leur quota d’essence subventionnée s’est retrouvé paralysé. Les autorités iraniennes ont qualifié ce dysfonctionnement de cyberattaque, la cinquième en un an, « venant probablement d’un pays étranger ». L’Iran d’un côté, Israël et les États-Unis de l’autre, s’accusent mutuellement de cyberattaques. Toutefois, cet incident survient aussi à quelques jours de l’anniversaire de la vague de manifestations, de novembre 2019, contre la hausse des prix de l’essence, réprimée à l’époque très violemment par le gouvernement en place.

Pourquoi cette actu : Les cyberattaques se sont multipliées ces derniers mois, notamment par le biais notamment de rançongiciels, et si l’objectif peut être à l’origine financier, nous voyons ici qu’il peut être aussi potentiellement un instrument de cyberguerre au service de forces politiques internes et/ou étrangères. Cette attaque sur l’Iran intervient alors que le pays cherche à renouer des liens avec ses voisins du Golfe ; il pourrait s’agir d’un moyen de pression exercé à l’encontre du régime de Téhéran…

Stations-services iraniennes bloquées, conséquence d’une cyberguerre entre pays étrangers

Le 26 octobre dernier, le système de paiement par carte numérique utilisé par les automobilistes iraniens pour l’achat de leur quota d’essence subventionnée s’est retrouvé paralysé. Les autorités iraniennes ont qualifié ce dysfonctionnement de cyberattaque, la cinquième en un an, « venant probablement d’un pays étranger ». L’Iran d’un côté, Israël et les États-Unis de l’autre, s’accusent mutuellement de cyberattaques. Toutefois, cet incident survient aussi à quelques jours de l’anniversaire de la vague de manifestations, de novembre 2019, contre la hausse des prix de l’essence, réprimée à l’époque très violemment par le gouvernement en place.

Pourquoi cette actu : Les cyberattaques se sont multipliées ces derniers mois, notamment par le biais notamment de rançongiciels, et si l’objectif peut être à l’origine financier, nous voyons ici qu’il peut être aussi potentiellement un instrument de cyberguerre au service de forces politiques internes et/ou étrangères. Cette attaque sur l’Iran intervient alors que le pays cherche à renouer des liens avec ses voisins du Golfe ; il pourrait s’agir d’un moyen de pression exercé à l’encontre du régime de Téhéran…

WeWard l’appli qui rémunère l’activité en ligne…et les données personnelles :

Avec plus de 2,6 millions d’utilisateurs, cette application très populaire en France rémunère les internautes, certes faiblement, en fonction de leurs nombres de pas ou de leur activité physique. Ainsi, pour 10 000 pas par jour, l’internaute touche 20 centimes. En réalité, l’appli rémunère indirectement les données personnelles des internautes, qu’elle stocke, « sans les revendre » ; elle se contentera de leur indiquer des commerces avec qui elle est partenaire…

Pourquoi cette actu : Les applications permettant aux internautes d’être rémunérés se multiplient et la question de la patrimonialisation de leurs données personnelles pose problème. En effet, la conception européenne et nationale des données personnelles, au travers du RGPD, sacralise ces données comme attachées à la personne humaine. Sous le couvert de telles applications qui semblent, au départ, bénéfiques peuvent se cacher une captation de données personnelles, potentiellement préjudiciables aux utilisateurs comme dans l’affaire Cambridge Analytica. Cet exemple montre, une fois encore, combien nos sociétés ont tendance à considérer que toute donnée attachée à un être humain peut être monnayable. Cela nous questionne.

WeWard l’appli qui rémunère l’activité en ligne…et les données personnelles :

Avec plus de 2,6 millions d’utilisateurs, cette application très populaire en France rémunère les internautes, certes faiblement, en fonction de leurs nombres de pas ou de leur activité physique. Ainsi, pour 10 000 pas par jour, l’internaute touche 20 centimes. En réalité, l’appli rémunère indirectement les données personnelles des internautes, qu’elle stocke, « sans les revendre » ; elle se contentera de leur indiquer des commerces avec qui elle est partenaire…

Pourquoi cette actu : Les applications permettant aux internautes d’être rémunérés se multiplient et la question de la patrimonialisation de leurs données personnelles pose problème. En effet, la conception européenne et nationale des données personnelles, au travers du RGPD, sacralise ces données comme attachées à la personne humaine. Sous le couvert de telles applications qui semblent, au départ, bénéfiques peuvent se cacher une captation de données personnelles, potentiellement préjudiciables aux utilisateurs comme dans l’affaire Cambridge Analytica. Cet exemple montre, une fois encore, combien nos sociétés ont tendance à considérer que toute donnée attachée à un être humain peut être monnayable. Cela nous questionne.

Logiciel espion Pegasus et enquête en Inde

Selon une enquête publiée en juillet 2021 par un consortium international de 17 médias dont Le Monde en France, le logiciel israélien Pegasus a ciblé plusieurs pays, dont l’Inde et des dizaines de milliers de numéros. Ce logiciel permet, une fois installé dans un téléphone mobile, d’espionner son utilisateur en accédant à ses messageries, ses données, ou en activant à distance l’appareil à des fins de captation de son ou d’image. La Cour suprême indienne vient de décider, par ordonnance, l’ouverture d’une enquête à la suite de plusieurs pétitions de particuliers précisant que le logiciel avait été utilisé pour cibler des activistes, des journalistes, des opposants politiques et des organisations non gouvernementales et allait à l’encontre des libertés civiles.

Pourquoi cette actu : Le combat démocratique de la population indienne en faveur de la liberté d’expression nous a apparu intéressant à signaler à l’heure où le régime de Narendra Modi donne des signes d’autoritarisme et de crispation nationaliste.

Logiciel espion Pegasus et enquête en Inde

Selon une enquête publiée en juillet 2021 par un consortium international de 17 médias dont Le Monde en France, le logiciel israélien Pegasus a ciblé plusieurs pays, dont l’Inde et des dizaines de milliers de numéros. Ce logiciel permet, une fois installé dans un téléphone mobile, d’espionner son utilisateur en accédant à ses messageries, ses données, ou en activant à distance l’appareil à des fins de captation de son ou d’image. La Cour suprême indienne vient de décider, par ordonnance, l’ouverture d’une enquête à la suite de plusieurs pétitions de particuliers précisant que le logiciel avait été utilisé pour cibler des activistes, des journalistes, des opposants politiques et des organisations non gouvernementales et allait à l’encontre des libertés civiles.

Pourquoi cette actu : Le combat démocratique de la population indienne en faveur de la liberté d’expression nous a apparu intéressant à signaler à l’heure où le régime de Narendra Modi donne des signes d’autoritarisme et de crispation nationaliste.

L’opération DarkHunTOR : une des plus grosses opérations au cœur du Dark Web

L'opération connue sous le nom de « DarkHunTOR » était composée d'une série d'actions distinctes mais complémentaires en Australie, Bulgarie, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Suisse, Royaume-Uni et États-Unis, avec des efforts de coordination menés par Europol et Eurojust. Après une traque de plusieurs mois, elle a permis l’interpellation par des policiers de neuf pays de 150 cyberdélinquants impliqués dans le commerce illégal sur le Dark Web et a conduit à la saisie de plus de 26,7 millions d'euros en espèces et en cryptomonnaies, de 45 armes à feu destinées à commettre des braquages et des meurtres ainsi que de 234 kilos de drogues diverses.

Pourquoi cette actu : la cybercriminalité s’exerce à l’échelle mondiale, ce qui rend la riposte difficile. Cet article montre que l’alliance des forces européennes et internationales est plus que jamais un atout pour traquer les infractions de grande envergure, commises dans l’anonymat du Darkweb ou encore les infractions de lutte contre la corruption internationale comme cela a été démontré dans l’Affaire Airbus.

L’opération DarkHunTOR : une des plus grosses opérations au cœur du Dark Web

L'opération connue sous le nom de « DarkHunTOR » était composée d'une série d'actions distinctes mais complémentaires en Australie, Bulgarie, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Suisse, Royaume-Uni et États-Unis, avec des efforts de coordination menés par Europol et Eurojust. Après une traque de plusieurs mois, elle a permis l’interpellation par des policiers de neuf pays de 150 cyberdélinquants impliqués dans le commerce illégal sur le Dark Web et a conduit à la saisie de plus de 26,7 millions d'euros en espèces et en cryptomonnaies, de 45 armes à feu destinées à commettre des braquages et des meurtres ainsi que de 234 kilos de drogues diverses.

Pourquoi cette actu : la cybercriminalité s’exerce à l’échelle mondiale, ce qui rend la riposte difficile. Cet article montre que l’alliance des forces européennes et internationales est plus que jamais un atout pour traquer les infractions de grande envergure, commises dans l’anonymat du Darkweb ou encore les infractions de lutte contre la corruption internationale comme cela a été démontré dans l’Affaire Airbus.

L’eNaira : la monnaie numérique du Nigeria

Le 25 octobre 2021, le président nigérian, Muhammadu Buhari a lancé l’eNaira, la version numérique de sa monnaie nationale. Il ne s’agit pas d’une cryptomonnaie mais d’une version numérique du Naira, la monnaie nationale. L’eNaira sera utilisée comme moyen de paiement et réserve de valeur, en plus de remplacer l’argent liquide. L’objectif est aussi de contrer l’usage des cryptomonnaies dont ce pays, avec ces 206 millions d’habitants et 400 millions de dollars de transactions en 2020, est le troisième utilisateur du monde, derrière les États-Unis et la Russie.

Pourquoi cette actu : Nous avons été très surpris d’apprendre que le Nigeria était le troisième utilisateur mondial de cryptomonnaies et saluons la réactivité du président nigérien sur ce point.

L’eNaira : la monnaie numérique du Nigeria

Le 25 octobre 2021, le président nigérian, Muhammadu Buhari a lancé l’eNaira, la version numérique de sa monnaie nationale. Il ne s’agit pas d’une cryptomonnaie mais d’une version numérique du Naira, la monnaie nationale. L’eNaira sera utilisée comme moyen de paiement et réserve de valeur, en plus de remplacer l’argent liquide. L’objectif est aussi de contrer l’usage des cryptomonnaies dont ce pays, avec ces 206 millions d’habitants et 400 millions de dollars de transactions en 2020, est le troisième utilisateur du monde, derrière les États-Unis et la Russie.

Pourquoi cette actu : Nous avons été très surpris d’apprendre que le Nigeria était le troisième utilisateur mondial de cryptomonnaies et saluons la réactivité du président nigérien sur ce point.

Audience d’appel d’extradition de Julian Assange vers les États-Unis

Le 28 octobre 2021, le lanceur d’alerte australien Julian Assange, fondateur de Wikileaks, emprisonné dans un quartier de haute-sécurité et poursuivi pour espionnage, comparaissait lors d’une audience en appel devant la Haute Cour de Londres. Les débats ont porté non sur le fond de l’affaire mais sur la santé psychologique de Julian Assange et les conditions de détention auxquelles il serait exposé si l’extradition devait finalement avoir lieu. La première instance avait conclu qu’une extradition vers les États-Unis, et les conditions de détention qui en découleraient, étaient incompatibles avec son état de santé tel que diagnostiqué par plusieurs médecins, et l’exposaient à un fort risque de suicide.

Pourquoi cette actu : le statut de lanceur d’alerte n’est pas des plus confortables et il nous a paru intéressant de relater cette audience. En 2010, le site internet dont Julian Assange est le fondateur, publiait en partenariat avec plusieurs grands médias internationaux des milliers de documents et de câbles diplomatiques qui dévoilaient notamment la face cachée de la guerre menée par les États-Unis en Afghanistan et en Irak. Il encourt pour cela une peine de 175 ans de prison. Derrière cette affaire, c’est bien une lutte entre la transparence des affaires internationales et la raison d’État qui a lieu…

Audience d’appel d’extradition de Julian Assange vers les États-Unis

Le 28 octobre 2021, le lanceur d’alerte australien Julian Assange, fondateur de Wikileaks, emprisonné dans un quartier de haute-sécurité et poursuivi pour espionnage, comparaissait lors d’une audience en appel devant la Haute Cour de Londres. Les débats ont porté non sur le fond de l’affaire mais sur la santé psychologique de Julian Assange et les conditions de détention auxquelles il serait exposé si l’extradition devait finalement avoir lieu. La première instance avait conclu qu’une extradition vers les États-Unis, et les conditions de détention qui en découleraient, étaient incompatibles avec son état de santé tel que diagnostiqué par plusieurs médecins, et l’exposaient à un fort risque de suicide.

Pourquoi cette actu : le statut de lanceur d’alerte n’est pas des plus confortables et il nous a paru intéressant de relater cette audience. En 2010, le site internet dont Julian Assange est le fondateur, publiait en partenariat avec plusieurs grands médias internationaux des milliers de documents et de câbles diplomatiques qui dévoilaient notamment la face cachée de la guerre menée par les États-Unis en Afghanistan et en Irak. Il encourt pour cela une peine de 175 ans de prison. Derrière cette affaire, c’est bien une lutte entre la transparence des affaires internationales et la raison d’État qui a lieu…

Suspension des comptes sur les réseaux sociaux du président brésilien

Après la publication sur les comptes des réseaux sociaux du président Bolsonaro de fausses informations sur le Covid-19, des sénateurs brésiliens membres de la Commission d’enquête sur les décès dus à la pandémie ont demandé le 26 octobre à la Cour suprême et au parquet la suspension « jusqu’à nouvel ordre » des dits comptes. Il est reproché au président d’avoir « délibérément exposé » les Brésiliens à « une contamination de masse ». Les médias sociaux Youtube, Facebook et Instagram ont notamment supprimé une vidéo qui contrevenait aux conditions d’information médicale.

Pourquoi cette actu : il nous a paru intéressant de signaler ce bras de fer entre les sénateurs, le président brésilien et les réseaux sociaux, sur fond de pandémie sanitaire, après celui qui avait opposé le président Trump aux réseaux sociaux. Il témoigne de la vitalité des organes de contre-pouvoir que le président Bolsonaro n’a eu de cesse de critiquer.

Suspension des comptes sur les réseaux sociaux du président brésilien

Après la publication sur les comptes des réseaux sociaux du président Bolsonaro de fausses informations sur le Covid-19, des sénateurs brésiliens membres de la Commission d’enquête sur les décès dus à la pandémie ont demandé le 26 octobre à la Cour suprême et au parquet la suspension « jusqu’à nouvel ordre » des dits comptes. Il est reproché au président d’avoir « délibérément exposé » les Brésiliens à « une contamination de masse ». Les médias sociaux Youtube, Facebook et Instagram ont notamment supprimé une vidéo qui contrevenait aux conditions d’information médicale.

Pourquoi cette actu : il nous a paru intéressant de signaler ce bras de fer entre les sénateurs, le président brésilien et les réseaux sociaux, sur fond de pandémie sanitaire, après celui qui avait opposé le président Trump aux réseaux sociaux. Il témoigne de la vitalité des organes de contre-pouvoir que le président Bolsonaro n’a eu de cesse de critiquer.

Mots de passe : une consultation publique sur la nouvelle recommandation de la CNIL

Pour tenir compte de l'évolution de ses connaissances et permettre aux organismes de garantir un niveau de sécurité élevée de leurs données, la CNIL envisage de mettre à jour sa recommandation de 2017 en matière de mots de passe. Ce projet de recommandation est soumis à consultation publique sur son site internet jusqu’au 3 décembre 2021 afin que les internautes puissent contribuer au débat.

Pourquoi cette actu : La protection des données à caractère personnel et de la vie privée des personnes passe très souvent par des mots de passe hautement sécurisés. A l’heure où les cyberattaques se multiplient, il est essentiel de s’interroger sur le renforcement de la sécurité de nos mots de passe. Nous sommes tous concernés, la consultation publique organisée par la CNIL est donc plus que bienvenue.

Mots de passe : une consultation publique sur la nouvelle recommandation de la CNIL

Pour tenir compte de l'évolution de ses connaissances et permettre aux organismes de garantir un niveau de sécurité élevée de leurs données, la CNIL envisage de mettre à jour sa recommandation de 2017 en matière de mots de passe. Ce projet de recommandation est soumis à consultation publique sur son site internet jusqu’au 3 décembre 2021 afin que les internautes puissent contribuer au débat.

Pourquoi cette actu : La protection des données à caractère personnel et de la vie privée des personnes passe très souvent par des mots de passe hautement sécurisés. A l’heure où les cyberattaques se multiplient, il est essentiel de s’interroger sur le renforcement de la sécurité de nos mots de passe. Nous sommes tous concernés, la consultation publique organisée par la CNIL est donc plus que bienvenue.

1,5 milliards d’euros investis dans des projets innovants axés sur les technologies propres

Le 26 octobre 2021, la Commission européenne a lancé le deuxième appel à projets à grande échelle au titre du Fonds pour l'innovation, l'un des plus importants programmes mondiaux pour la démonstration de technologies innovantes à faible intensité de carbone. Doté d'un budget de 1,5 milliard d'euros, le fonds financera les dernières percées technologiques dans le domaine des énergies renouvelables, des industries à forte intensité énergétique, du stockage de l'énergie, ainsi que du captage, de l'utilisation et du stockage du carbone.

Pourquoi cette actu : à l’heure du lancement de la COP 26, il nous semble essentiel de s’interroger sur la limitation maximale de notre empreinte carbone. Les innovations scientifiques et technologiques vont pouvoir nous y aider et il faut absolument encourager financièrement les plus vertueuses.

1,5 milliards d’euros investis dans des projets innovants axés sur les technologies propres

Le 26 octobre 2021, la Commission européenne a lancé le deuxième appel à projets à grande échelle au titre du Fonds pour l'innovation, l'un des plus importants programmes mondiaux pour la démonstration de technologies innovantes à faible intensité de carbone. Doté d'un budget de 1,5 milliard d'euros, le fonds financera les dernières percées technologiques dans le domaine des énergies renouvelables, des industries à forte intensité énergétique, du stockage de l'énergie, ainsi que du captage, de l'utilisation et du stockage du carbone.

Pourquoi cette actu : à l’heure du lancement de la COP 26, il nous semble essentiel de s’interroger sur la limitation maximale de notre empreinte carbone. Les innovations scientifiques et technologiques vont pouvoir nous y aider et il faut absolument encourager financièrement les plus vertueuses.

Stations-services iraniennes bloquées, conséquence d’une cyberguerre entre pays étrangers

Le 26 octobre dernier, le système de paiement par carte numérique utilisé par les automobilistes iraniens pour l’achat de leur quota d’essence subventionnée s’est retrouvé paralysé. Les autorités iraniennes ont qualifié ce dysfonctionnement de cyberattaque, la cinquième en un an, « venant probablement d’un pays étranger ». L’Iran d’un côté, Israël et les États-Unis de l’autre, s’accusent mutuellement de cyberattaques. Toutefois, cet incident survient aussi à quelques jours de l’anniversaire de la vague de manifestations, de novembre 2019, contre la hausse des prix de l’essence, réprimée à l’époque très violemment par le gouvernement en place.

Pourquoi cette actu : Les cyberattaques se sont multipliées ces derniers mois, notamment par le biais notamment de rançongiciels, et si l’objectif peut être à l’origine financier, nous voyons ici qu’il peut être aussi potentiellement un instrument de cyberguerre au service de forces politiques internes et/ou étrangères. Cette attaque sur l’Iran intervient alors que le pays cherche à renouer des liens avec ses voisins du Golfe ; il pourrait s’agir d’un moyen de pression exercé à l’encontre du régime de Téhéran…

Stations-services iraniennes bloquées, conséquence d’une cyberguerre entre pays étrangers

Le 26 octobre dernier, le système de paiement par carte numérique utilisé par les automobilistes iraniens pour l’achat de leur quota d’essence subventionnée s’est retrouvé paralysé. Les autorités iraniennes ont qualifié ce dysfonctionnement de cyberattaque, la cinquième en un an, « venant probablement d’un pays étranger ». L’Iran d’un côté, Israël et les États-Unis de l’autre, s’accusent mutuellement de cyberattaques. Toutefois, cet incident survient aussi à quelques jours de l’anniversaire de la vague de manifestations, de novembre 2019, contre la hausse des prix de l’essence, réprimée à l’époque très violemment par le gouvernement en place.

Pourquoi cette actu : Les cyberattaques se sont multipliées ces derniers mois, notamment par le biais notamment de rançongiciels, et si l’objectif peut être à l’origine financier, nous voyons ici qu’il peut être aussi potentiellement un instrument de cyberguerre au service de forces politiques internes et/ou étrangères. Cette attaque sur l’Iran intervient alors que le pays cherche à renouer des liens avec ses voisins du Golfe ; il pourrait s’agir d’un moyen de pression exercé à l’encontre du régime de Téhéran…

WeWard l’appli qui rémunère l’activité en ligne…et les données personnelles :

Avec plus de 2,6 millions d’utilisateurs, cette application très populaire en France rémunère les internautes, certes faiblement, en fonction de leurs nombres de pas ou de leur activité physique. Ainsi, pour 10 000 pas par jour, l’internaute touche 20 centimes. En réalité, l’appli rémunère indirectement les données personnelles des internautes, qu’elle stocke, « sans les revendre » ; elle se contentera de leur indiquer des commerces avec qui elle est partenaire…

Pourquoi cette actu : Les applications permettant aux internautes d’être rémunérés se multiplient et la question de la patrimonialisation de leurs données personnelles pose problème. En effet, la conception européenne et nationale des données personnelles, au travers du RGPD, sacralise ces données comme attachées à la personne humaine. Sous le couvert de telles applications qui semblent, au départ, bénéfiques peuvent se cacher une captation de données personnelles, potentiellement préjudiciables aux utilisateurs comme dans l’affaire Cambridge Analytica. Cet exemple montre, une fois encore, combien nos sociétés ont tendance à considérer que toute donnée attachée à un être humain peut être monnayable. Cela nous questionne.

WeWard l’appli qui rémunère l’activité en ligne…et les données personnelles :

Avec plus de 2,6 millions d’utilisateurs, cette application très populaire en France rémunère les internautes, certes faiblement, en fonction de leurs nombres de pas ou de leur activité physique. Ainsi, pour 10 000 pas par jour, l’internaute touche 20 centimes. En réalité, l’appli rémunère indirectement les données personnelles des internautes, qu’elle stocke, « sans les revendre » ; elle se contentera de leur indiquer des commerces avec qui elle est partenaire…

Pourquoi cette actu : Les applications permettant aux internautes d’être rémunérés se multiplient et la question de la patrimonialisation de leurs données personnelles pose problème. En effet, la conception européenne et nationale des données personnelles, au travers du RGPD, sacralise ces données comme attachées à la personne humaine. Sous le couvert de telles applications qui semblent, au départ, bénéfiques peuvent se cacher une captation de données personnelles, potentiellement préjudiciables aux utilisateurs comme dans l’affaire Cambridge Analytica. Cet exemple montre, une fois encore, combien nos sociétés ont tendance à considérer que toute donnée attachée à un être humain peut être monnayable. Cela nous questionne.

Logiciel espion Pegasus et enquête en Inde

Selon une enquête publiée en juillet 2021 par un consortium international de 17 médias dont Le Monde en France, le logiciel israélien Pegasus a ciblé plusieurs pays, dont l’Inde et des dizaines de milliers de numéros. Ce logiciel permet, une fois installé dans un téléphone mobile, d’espionner son utilisateur en accédant à ses messageries, ses données, ou en activant à distance l’appareil à des fins de captation de son ou d’image. La Cour suprême indienne vient de décider, par ordonnance, l’ouverture d’une enquête à la suite de plusieurs pétitions de particuliers précisant que le logiciel avait été utilisé pour cibler des activistes, des journalistes, des opposants politiques et des organisations non gouvernementales et allait à l’encontre des libertés civiles.

Pourquoi cette actu : Le combat démocratique de la population indienne en faveur de la liberté d’expression nous a apparu intéressant à signaler à l’heure où le régime de Narendra Modi donne des signes d’autoritarisme et de crispation nationaliste.

Logiciel espion Pegasus et enquête en Inde

Selon une enquête publiée en juillet 2021 par un consortium international de 17 médias dont Le Monde en France, le logiciel israélien Pegasus a ciblé plusieurs pays, dont l’Inde et des dizaines de milliers de numéros. Ce logiciel permet, une fois installé dans un téléphone mobile, d’espionner son utilisateur en accédant à ses messageries, ses données, ou en activant à distance l’appareil à des fins de captation de son ou d’image. La Cour suprême indienne vient de décider, par ordonnance, l’ouverture d’une enquête à la suite de plusieurs pétitions de particuliers précisant que le logiciel avait été utilisé pour cibler des activistes, des journalistes, des opposants politiques et des organisations non gouvernementales et allait à l’encontre des libertés civiles.

Pourquoi cette actu : Le combat démocratique de la population indienne en faveur de la liberté d’expression nous a apparu intéressant à signaler à l’heure où le régime de Narendra Modi donne des signes d’autoritarisme et de crispation nationaliste.

L’opération DarkHunTOR : une des plus grosses opérations au cœur du Dark Web

L'opération connue sous le nom de « DarkHunTOR » était composée d'une série d'actions distinctes mais complémentaires en Australie, Bulgarie, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Suisse, Royaume-Uni et États-Unis, avec des efforts de coordination menés par Europol et Eurojust. Après une traque de plusieurs mois, elle a permis l’interpellation par des policiers de neuf pays de 150 cyberdélinquants impliqués dans le commerce illégal sur le Dark Web et a conduit à la saisie de plus de 26,7 millions d'euros en espèces et en cryptomonnaies, de 45 armes à feu destinées à commettre des braquages et des meurtres ainsi que de 234 kilos de drogues diverses.

Pourquoi cette actu : la cybercriminalité s’exerce à l’échelle mondiale, ce qui rend la riposte difficile. Cet article montre que l’alliance des forces européennes et internationales est plus que jamais un atout pour traquer les infractions de grande envergure, commises dans l’anonymat du Darkweb ou encore les infractions de lutte contre la corruption internationale comme cela a été démontré dans l’Affaire Airbus.

L’opération DarkHunTOR : une des plus grosses opérations au cœur du Dark Web

L'opération connue sous le nom de « DarkHunTOR » était composée d'une série d'actions distinctes mais complémentaires en Australie, Bulgarie, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Suisse, Royaume-Uni et États-Unis, avec des efforts de coordination menés par Europol et Eurojust. Après une traque de plusieurs mois, elle a permis l’interpellation par des policiers de neuf pays de 150 cyberdélinquants impliqués dans le commerce illégal sur le Dark Web et a conduit à la saisie de plus de 26,7 millions d'euros en espèces et en cryptomonnaies, de 45 armes à feu destinées à commettre des braquages et des meurtres ainsi que de 234 kilos de drogues diverses.

Pourquoi cette actu : la cybercriminalité s’exerce à l’échelle mondiale, ce qui rend la riposte difficile. Cet article montre que l’alliance des forces européennes et internationales est plus que jamais un atout pour traquer les infractions de grande envergure, commises dans l’anonymat du Darkweb ou encore les infractions de lutte contre la corruption internationale comme cela a été démontré dans l’Affaire Airbus.

L’eNaira : la monnaie numérique du Nigeria

Le 25 octobre 2021, le président nigérian, Muhammadu Buhari a lancé l’eNaira, la version numérique de sa monnaie nationale. Il ne s’agit pas d’une cryptomonnaie mais d’une version numérique du Naira, la monnaie nationale. L’eNaira sera utilisée comme moyen de paiement et réserve de valeur, en plus de remplacer l’argent liquide. L’objectif est aussi de contrer l’usage des cryptomonnaies dont ce pays, avec ces 206 millions d’habitants et 400 millions de dollars de transactions en 2020, est le troisième utilisateur du monde, derrière les États-Unis et la Russie.

Pourquoi cette actu : Nous avons été très surpris d’apprendre que le Nigeria était le troisième utilisateur mondial de cryptomonnaies et saluons la réactivité du président nigérien sur ce point.

L’eNaira : la monnaie numérique du Nigeria

Le 25 octobre 2021, le président nigérian, Muhammadu Buhari a lancé l’eNaira, la version numérique de sa monnaie nationale. Il ne s’agit pas d’une cryptomonnaie mais d’une version numérique du Naira, la monnaie nationale. L’eNaira sera utilisée comme moyen de paiement et réserve de valeur, en plus de remplacer l’argent liquide. L’objectif est aussi de contrer l’usage des cryptomonnaies dont ce pays, avec ces 206 millions d’habitants et 400 millions de dollars de transactions en 2020, est le troisième utilisateur du monde, derrière les États-Unis et la Russie.

Pourquoi cette actu : Nous avons été très surpris d’apprendre que le Nigeria était le troisième utilisateur mondial de cryptomonnaies et saluons la réactivité du président nigérien sur ce point.

Audience d’appel d’extradition de Julian Assange vers les États-Unis

Le 28 octobre 2021, le lanceur d’alerte australien Julian Assange, fondateur de Wikileaks, emprisonné dans un quartier de haute-sécurité et poursuivi pour espionnage, comparaissait lors d’une audience en appel devant la Haute Cour de Londres. Les débats ont porté non sur le fond de l’affaire mais sur la santé psychologique de Julian Assange et les conditions de détention auxquelles il serait exposé si l’extradition devait finalement avoir lieu. La première instance avait conclu qu’une extradition vers les États-Unis, et les conditions de détention qui en découleraient, étaient incompatibles avec son état de santé tel que diagnostiqué par plusieurs médecins, et l’exposaient à un fort risque de suicide.

Pourquoi cette actu : le statut de lanceur d’alerte n’est pas des plus confortables et il nous a paru intéressant de relater cette audience. En 2010, le site internet dont Julian Assange est le fondateur, publiait en partenariat avec plusieurs grands médias internationaux des milliers de documents et de câbles diplomatiques qui dévoilaient notamment la face cachée de la guerre menée par les États-Unis en Afghanistan et en Irak. Il encourt pour cela une peine de 175 ans de prison. Derrière cette affaire, c’est bien une lutte entre la transparence des affaires internationales et la raison d’État qui a lieu…

Audience d’appel d’extradition de Julian Assange vers les États-Unis

Le 28 octobre 2021, le lanceur d’alerte australien Julian Assange, fondateur de Wikileaks, emprisonné dans un quartier de haute-sécurité et poursuivi pour espionnage, comparaissait lors d’une audience en appel devant la Haute Cour de Londres. Les débats ont porté non sur le fond de l’affaire mais sur la santé psychologique de Julian Assange et les conditions de détention auxquelles il serait exposé si l’extradition devait finalement avoir lieu. La première instance avait conclu qu’une extradition vers les États-Unis, et les conditions de détention qui en découleraient, étaient incompatibles avec son état de santé tel que diagnostiqué par plusieurs médecins, et l’exposaient à un fort risque de suicide.

Pourquoi cette actu : le statut de lanceur d’alerte n’est pas des plus confortables et il nous a paru intéressant de relater cette audience. En 2010, le site internet dont Julian Assange est le fondateur, publiait en partenariat avec plusieurs grands médias internationaux des milliers de documents et de câbles diplomatiques qui dévoilaient notamment la face cachée de la guerre menée par les États-Unis en Afghanistan et en Irak. Il encourt pour cela une peine de 175 ans de prison. Derrière cette affaire, c’est bien une lutte entre la transparence des affaires internationales et la raison d’État qui a lieu…

Suspension des comptes sur les réseaux sociaux du président brésilien

Après la publication sur les comptes des réseaux sociaux du président Bolsonaro de fausses informations sur le Covid-19, des sénateurs brésiliens membres de la Commission d’enquête sur les décès dus à la pandémie ont demandé le 26 octobre à la Cour suprême et au parquet la suspension « jusqu’à nouvel ordre » des dits comptes. Il est reproché au président d’avoir « délibérément exposé » les Brésiliens à « une contamination de masse ». Les médias sociaux Youtube, Facebook et Instagram ont notamment supprimé une vidéo qui contrevenait aux conditions d’information médicale.

Pourquoi cette actu : il nous a paru intéressant de signaler ce bras de fer entre les sénateurs, le président brésilien et les réseaux sociaux, sur fond de pandémie sanitaire, après celui qui avait opposé le président Trump aux réseaux sociaux. Il témoigne de la vitalité des organes de contre-pouvoir que le président Bolsonaro n’a eu de cesse de critiquer.

Suspension des comptes sur les réseaux sociaux du président brésilien

Après la publication sur les comptes des réseaux sociaux du président Bolsonaro de fausses informations sur le Covid-19, des sénateurs brésiliens membres de la Commission d’enquête sur les décès dus à la pandémie ont demandé le 26 octobre à la Cour suprême et au parquet la suspension « jusqu’à nouvel ordre » des dits comptes. Il est reproché au président d’avoir « délibérément exposé » les Brésiliens à « une contamination de masse ». Les médias sociaux Youtube, Facebook et Instagram ont notamment supprimé une vidéo qui contrevenait aux conditions d’information médicale.

Pourquoi cette actu : il nous a paru intéressant de signaler ce bras de fer entre les sénateurs, le président brésilien et les réseaux sociaux, sur fond de pandémie sanitaire, après celui qui avait opposé le président Trump aux réseaux sociaux. Il témoigne de la vitalité des organes de contre-pouvoir que le président Bolsonaro n’a eu de cesse de critiquer.

Focus de la semaine

Faille du système de création de QR code : de faux pass sanitaires générés en Europe

Le réseau européen E-Health-santé publique a été contraint, cette semaine, de bloquer deux certificats sanitaires frauduleux créés aux noms de Bob L’éponge et d’Adolf Hitler.
Le porte-parole de la Commission Européenne s’est exprimé sur le sujet de ces faux passes sanitaires après que plusieurs personnes ont déclaré sur les réseaux sociaux être en possession de clés cryptographiques permettant de générer un QR code valide du pass sanitaire européen.

Une enquête menée par le site Numerama a notamment pu vérifier que des certificats numériques européens valides avaient été générés via une clé publique depuis la Macédoine, pays non européen mais appartenant au réseau de santé concerné.

Cette affaire pose donc la question d’une politique européenne de sécurité du système de création et de protection de QR codes dans le cadre des certificats numériques européens. Rappelons que cet incident n’est pas le premier du genre puisqu’en septembre dernier, les passes sanitaires d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe avaient été publiés et utilisés frauduleusement.

Pourquoi ce focus : nous avons choisi ce sujet car ce thème rejoint celui d’un article sur la souveraineté numérique européenne que nous allons rédiger dans le cadre de notre formation. Cet exemple montre qu’en matière de sécurité des données numériques, tous les États ne sont pas forcément logés à la même enseigne. Nous pensons qu’il est intéressant de soulever la question d’une politique européenne commune de gestion et de sécurisation des données, notamment en ce qui concerne les passes sanitaires délivrant un QR code valides dans tous les pays membres de l’Union Européenne. Car c’est bien la santé de l’ensemble des Européens qui est menacée en cas de faille…

Le point de vue hebdomadaire des étudiants SKEMA

 Frances Haugen et les « Facebook Files » : le témoin d’une éthique des affaires en berne à l’ère où les géants de la Big Tech prospèrent ?

Natascha Barbosa, étudiante en M2 DDA, 23 ans, sous la direction d’Isabelle Bufflier et de Frédéric Munier

A l’heure où l’éthique des affaires apparaît comme une nécessité pour toute entreprise ayant le désir de prospérer dans un monde en constante évolution, de nouvelles révélations concernant un des géants de la Big Tech semble démontrer que cette éthique paraît être en berne chez certains dirigeants. Facebook est en effet dans la tourmente. Une ancienne employée de l’entreprise a transmis à la presse et aux parlementaires américains des milliers de documents internes de la société, mettant à jour certaines pratiques très contestables du réseau social et de ceux qu’il pilote. Comment cette affaire a-t-elle éclatée et comment l’entreprise y fait face ?

A l’origine de ces révélations, on retrouve France Haugen, ingénieure en informatique, diplômée d’un MBA de Harvard, spécialiste des « classements algorithmes ». Elle a travaillé auparavant dans de nombreuses entreprises de la Silicon Valley comme Google Search, Yep et Pinterest avant de rejoindre le groupe Facebook au service Civic integrity, en charge de lutter contre les fake news et la haine en ligne. Ce service sera démantelé par Facebook fin 2020, ce qui participera à la volonté de Frances Haugen de dénoncer les pratiques de Facebook auxquelles elle a été confrontée. Lorsqu’elle décide de quitter Facebook en mai dernier, elle emporte avec elle de nombreux documents qu’elle décide de publier selon un plan savamment orchestré. Son but : alerter sur le manque de sécurité du réseau social notamment pour les adolescents sur Instagram et l’incitation aux propos haineux que Facebook induit.
Et pour se faire, Frances Haugen semble avoir préparé minutieusement son plan de communication.

Elle commence à l’été 2021 par transmettre des informations et des documents au Wall street journal qui sortira dès septembre plusieurs enquêtes au travers des « Facebook files » , puis donne peu après une interview d’une heure à CBS news et fait fuiter une partie des documents progressivement auprès d’un consortium de journalistes. Le 5 octobre suivant, elle se présente devant la commission américaine sénatoriale, après lui avoir transmis de nombreux documents, et elle réclame la protection accordée aux lanceurs d’alerte. Elle y tient un discours offensif : « Quand nous avons compris les dégâts du tabac, le gouvernement est intervenu (…), je vous supplie de faire la même chose ici ». Ce qu’elle dénonce comme un nouveau trafic mortifère, c’est l’entreprise Facebook et ses rouages.
Elle ne s’arrête pas là puisqu’elle a déjà entamé une tournée européenne : le 25 octobre devant le Parlement britannique, le 1er novembre au Web Summit à Lisbonne, et le 8 novembre elle sera devant le Parlement Européen, le 10 novembre devant les députés français.
Frances Haugen semble très courageuse mais ne craint-elle pas la riposte de Mark Zuckerberg, l’emblématique dirigeant de Facebook ? Tout d’abord, Frances Haugen ne se bat pas seule. Elle a démissionné donc ne craint pas un licenciement. De plus, elle est soutenue financièrement pour tous ces déplacements par Luminate, l’organisation philanthropique fondée par Pierre Omidyar, le milliardaire franco-américain qui a créé le site eBay et aidé d’autres lanceurs d’alerte et journalistes. Aux Etats-Unis, elle est représentée par un ancien porte-parole de Barack Obama, Bill Burton, qui travaille aussi pour l’ONG Center for Humane technology, enfin elle est assistée juridiquement par l’ONG Whistleblower Aid.

Financièrement, Frances Haugen semble à l’abri du besoin puisque le New York Times en octobre, précisait qu’elle avait effectué des investissements appropriés dans les cryptomonnaies et avait déménagé à Puerto Rico, notamment pour se rapprocher « d’amis » impliqués dans ce secteur financier. Cela pourrait donc expliquer pourquoi cette dernière se permet de s’impliquer aussi facilement, au risque de se décrédibiliser auprès de ses futurs employeurs.
Mark Zuckerberg a très peu réagi aux interventions de Frances Haugen, se contentant de dénier ses propos, mais sans grande précision. Aucune poursuite pour vol ou diffamation n’a semble-t-il été encore entamée comme cela a pu être le cas contre Edward Swoden, Chelsea Manning ou Julian Assange. Facebook a préféré riposter autrement : dès le 28 octobre lors de l’événement Facebook Connect 2021, Mark Zuckerberg annonçait le changement de nom de Facebook en « Meta », en référence au métaverse, nouveau concept de monde virtuel que l’entreprise souhaite développer. Pour autant, face à ce « coup de communication » de Facebook dans l’espoir de faire oublier les « Facebook Files », France Haugen a été encore plus loin, en annonçant à son tour, lors du Web Summit de Lisbonne le 1er novembre 2021, que « Facebook sera plus fort avec quelqu’un qui est prêt à se concentrer sur la sécurité » et en proposant que Marc Zuckerberg démissionne.

Entremêlées de courage, d’audace mais aussi de prise de risque et voire d’une certaine forme de prise de pouvoir, les interventions de Frances Haugen seront à suivre de très près afin de voir si elles se traduisent pour une prise de conscience généralisée sur le rôle que les réseaux sociaux doivent tenir dans la société de demain.

 

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