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URGENT : Europe, intelligence artificielle : l’alerte stratégique est désormais posée
Le rapport « Intelligence artificielle : enjeux et perspectives pour les droits humains en Europe », coproduit par l’Institut de la Souveraineté Numérique ISN) , dirigé par Bernard Benhamou, et par IDFRights, présidé par Jean-Marie Cavada, a fait l’objet d’une mise à jour stratégique majeure.
Cette version actualisée vous est proposée en avant-première.
Pourquoi une mise à jour de ce rapport ?
Parce que le contexte a changé. Et parce que l’aveuglement n’est plus une option.
Le rapport, déjà présenté à l’Assemblée Nationale et au Sénat en 2025, met au cœur de l’analyse un constat désormais impossible à contourner : l’Europe est aujourd’hui stratégiquement impuissante face à la guerre mondiale de l’intelligence artificielle et encerclée face à la montée en puissance de l’IA américaine et chinoise.
Le chapitre « L’Union européenne : citadelle démocratique assiégée par trois empires ? » constitue le pivot de cette alerte. Il décrit une Europe encerclée par trois puissances technologiques et géopolitiques, dépendante pour ses capacités de calcul, ses données et ses modèles, alors même que l’IA est devenue un instrument central de puissance économique, militaire et informationnelle.
Le constat est cinglant.
L’Union européenne a fait le choix pionnier de la régulation. Mais la régulation, à elle seule, ne crée pas de puissance. Sans capacités industrielles, sans infrastructures souveraines, sans investissements à la hauteur, l’Europe s’expose à une dépendance durable — aux conséquences politiques, démocratiques et stratégiques profondes.
Cette mise à jour ne relève ni du catastrophisme ni de la posture. Elle constitue une alerte formelle, fondée sur des faits, des données et une analyse géopolitique lucide. Mais elle n’est pas une impasse. Le rapport identifie au contraire des leviers de redressement clairs : développement de capacités européennes de calcul et de données, alignement entre régulation et politique industrielle, investissements massifs mutualisés, mobilisation de la commande publique.
Rien n’est irréversible. Cette actualisation ouvre aussi des perspectives claires : le décrochage européen n’est pas irréversible, à condition d’un changement d’échelle en matière d’investissements, d’infrastructures et de politique industrielle.
Mais le temps de l’illusion est révolu. Cette alerte appelle désormais un débat politique de fond, à l’échelle européenne.
C’est le sens de cette mise à jour.
C’est aussi la responsabilité de l’IDFrights et de l’ISN : dire ce qui est, avant qu’il ne soit trop tard.
Le 27 mars dernier, l’Institut de la Souveraineté Numérique (ISN), dirigé par Bernard Benhamou, et IDFrights, présidé par Jean-Marie Cavada, ont co-organisé à l’Hôtel de l’Industrie une conférence-débat à l’occasion de la parution du rapport « Intelligence artificielle : Enjeux et perspectives pour les droits humains en Europe ». Ce rapport, coproduit par l’ISN et l’IDFRights et coordonné par Bernard Benhamou, est le résultat d’un travail de fond sur les évolutions technologiques, économiques et politiques liées à l’IA, ainsi que sur les réponses que l’Europe devra élaborer pour ne pas rester en dehors de la reconfiguration numérique et économique mondiale.
Le débat a été introduit par la sénatrice Catherine Morin-Desailly et a réuni journalistes, experts, décideurs et citoyens conscients des dérives possibles de l’IA : surveillance algorithmique, manipulation des opinions, ingérences électorales, fragilisation des droits sociaux, menaces sur la création culturelle… Autant d’enjeux qui dépassent les seules questions technologiques.
Le rapport constitue à ce titre un signal d’alarme clair : à défaut d’une stratégie industrielle et politique ambitieuse pour l’IA, l’Europe court le risque de devenir une colonie numérique, à la merci de technologies développées et régulées ailleurs, dans des systèmes qui ne partagent pas ses principes et valeurs démocratiques, voire qui souhaitent les remettre en cause.
Comme l’a souligné Jean-Marie Cavada, l’objectif d’IDFRights est aussi de défendre le socle de valeurs sur lequel s’est construite l’Union européenne face aux logiques de domination industrielle extra-européennes. Le rapport insiste sur l’urgence d’une « troisième voie » européenne, démocratique et transparente, pour le développement de l’IA.
En effet, comme le précise Bernard Benhamou, l’importance de ces technologies est devenue telle qu’elles représentent pour les responsables politiques des leviers nouveaux pour le développement économique mais aussi pour le contrôle des populations. L’Europe doit désormais faire un choix historique : soit investir massivement pour créer des champions technologiques respectueux de ses principes, soit subir une dépendance croissante à l’égard des acteurs qui imposent leurs standards mais aussi leurs volontés politiques et culturelles.
Le rapport ne se limite pas à une série de constats, mais propose également des recommandations à destination des représentants français et européens. Ce rapport a déjà été présenté au Sénat puis à l’Assemblée nationale par Jean-Marie Cavada et Bernard Benhamou. Sa présentation devant les institutions européennes devrait avoir lieu dans les semaines à venir, afin d’alimenter les débats sur l’IA et ainsi permettre d’influencer les orientations des politiques publiques européennes.
Retrouvez le replay de la conférence-débat :
Les présentations du rapport au Sénat et à l’Assemblée nationale par MM. Bernard BENHAMOU et Jean-Marie CAVADA :
Le rapport dans les médias :
Interview croisée entre Jean-Marie CAVADA et Bernard BENHAMOU par Jérôme COLOMBAIN sur le Monde Numérique le 22 mars 2025 :
Interviews micro-tendus de BSmart par Delphine SABATTIER à lors de la conférence-débat du 27 mars 2025 :
Ce rapport a été réalisé en partenariat avec :


