La décision de Facebook en Australie augmente la pression sur le ministre Guilbeault – Radio Canada

22 février 2021

La promesse du ministre du Patrimoine canadien de déposer un projet de loi qui obligerait les géants de la technologie comme Facebook à payer les entreprises médiatiques canadiennes pour leur contenu n’est toujours pas tenue, estiment des experts. Steven Guilbeault a fustigé Facebook, plus tôt cette semaine, lorsque le géant a empêché ses utilisateurs en Australie de publier ou de consulter des liens vers des sites d’actualités locaux ou internationaux, afin de protester contre le projet du gouvernement de ce pays d’obliger les entreprises de médias sociaux à négocier pour verser une compensation à ces médias. M. Guilbeault a qualifié la décision de Facebook de très irresponsable, car elle a restreint jeudi l’accès des Australiens à des informations importantes telles que les lignes d’assistance en cas de crise ou les renseignements sur les incendies de forêt. Dans la foulée de ce conflit avec le réseau social, le premier ministre australien, Scott Morrison, s’est entretenu avec certains dirigeants, dont le premier ministre canadien, Justin Trudeau. Selon M. Morrison, le projet de loi australien est scruté de près par beaucoup de dirigeants dans le monde. Approuvé cette semaine par la Chambre des représentants, il sera débattu à partir de lundi par le Sénat et devrait être adopté d’ici la fin de la semaine prochaine. Le gouvernement n’a aucunement l’intention de l’abandonner devant les pressions de Facebook. Le ministre australien des Finances, Josh Frydenberg, a déclaré s’être entretenu vendredi avec le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, dans le but de trouver un moyen de sortir de cette épreuve de force. Il a précisé que les discussions se poursuivront tout au long de la fin de semaine.

L’Institut

À la fois enjeu de nos sociétés démocratiques et ingrédient stratégique pour les acteurs économiques, les données numériques sont au coeur des grands questionnements autour du monde digital. La gouvernance des données ne peut plus s’en remettre au hasard des initiatives isolées ou aux simples lois du marché : elle doit être, à différents niveaux, régulée, organisée, codifiée. Si le règlement européen RGPD constitue une avancée majeure reconnue bien au-delà des frontières de l’UE, il ne suffira pas.

Initiative de juristes, chercheurs, universitaires, ONG, acteurs de l’écosystème numérique et personnalités publiques, l’Institut des Droits Fondamentaux Numériques est né de cette importance et de l’urgence d’une réelle gouvernance des données, protectrice à la fois des droits des individus (citoyens, consommateurs), et de ceux des entreprises et organisations.

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